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Projet

Un ras-le-bol citoyen

La grande majorité des personnes qui m’acceptent dans leur voiture pour quelques kilomètres sont dégoûtées, désabusées ou désintéressées des questions politiques. J’entends souvent « tous pourris ». Beaucoup pensent que les élus s’enrichissent personnellement (surtout les élus nationaux), sont inefficaces et manquent de courage pour « vraiment faire bouger les choses ».

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Aucun ne m’a dit qu’il pensait que le système allait dans le bon sens. Au contraire, presque tous sont persuadés qu’on est dans une impasse…

Certains conducteurs, lorsqu’ils commencent à parler politique, se lancent dans un constat sans fin des problèmes inextricables de notre société, sans voir de lumière au bout du tunnel. Ils finissent parfois par s’énerver tout-seuls. Il m’est arrivé plusieurs fois de tourner court à la conversation politique et de changer de sujet de peur que notre voiture finisse dans le fossé !

Maire : un engagement souvent ingrat

La défiance et le découragement des personnes qui me prennent en stop contraste beaucoup avec l’énergie et l’activisme que je rencontre souvent chez beaucoup de maires et candidats. Être maire demande un gros travail, sur le terrain auprès des habitants mais aussi en mairie, avec les conseillers municipaux et l’administratif qu’il faut gérer.

Les élus que je rencontre sacrifient souvent beaucoup de temps et parfois une carrière professionnelle pour se mettre au service de leur commune.

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Difficile de trouver des volontaires

Les maires des petites communes m’ont presque tous fait part de leur difficulté de trouver des citoyens prêts à donner de leur temps pour s’engager.

Déjà à l’échelle du conseil municipal, il est parfois compliqué de rassembler une liste complète de vrais volontaires prêts à travailler leurs dossiers. Lorsqu’il s’agit de trouver des citoyens pour participer, en cours de mandat, à des projets précis, c’est souvent aussi difficile !

Dans beaucoup de petites communes, personne ne souhaite devenir maire …et certains se présentent à reculons.

Du pessimisme aussi chez les maires

Les maires eux-mêmes sont souvent assez pessimistes et alarmés : beaucoup remettent fortement en cause le système et notamment le pouvoir des partis politiques.

Même si certains pensent que la société fonctionne globalement bien et qu’il s’agit seulement d’en réformer quelques points, beaucoup d’autres souhaitent que s’engage une mutation profonde de cette société, sans toujours trop savoir vers quoi il faudrait se diriger.

Lourdeurs & Responsabilités !

Ce sont les deux mots qui reviennent le plus lorsque j’interroge les maires sur ce qui les empêche d’avancer au quotidien. L’administratif prend une place prépondérante : normes, directives, chartes, règlements… sont autant de freins à l’innovation dans les communes.

D’un autre côté, la responsabilité du maire est très vite engagée en cas de problème, ce qui le pousse là aussi à minimiser les risques, quitte à rester dans un immobilisme sclérosant pour le territoire.

Beaucoup de maires de petites communes passent la majorité de leur mandat sur de la gestion des affaires courantes, qui ne leur laisse pas de temps pour l’innovation et l’expérimentation.

Un manque cruel de formation des élus

Beaucoup d’élus m’ont fait part d’un grand besoin de formation. En début de mandat, un maire nouvellement élu n’est absolument pas préparé à gérer une mairie.
Des formations financières, de gestion de projet, de gestion du facteur humain, etc. seraient les bienvenues pour aider les élus à aborder sereinement et efficacement leur mandat !